Général Michel Picq

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Général Michel PICQ

Né le 23 août 1926 à Migennes dans l’Yonne le Général Michel Picq est décédé le 17 octobre 2022 à Versailles.

Entré à Saint Cyr, major de la promotion Général Frère 1948-1950, il effectue la première année au 1er régiment de cuirassiers à Tübingen.

A sa sortie de l’Ecole il choisit l’Artillerie Métropolitaine et fait son application à l’Ecole d’Artillerie d’Idar-Oberstein en Allemagne puis à l’Ecole d’Artillerie Sol- Air de Nîmes.

Il est ensuite affecté au 16ème Régiment d’artillerie à Wittlich en Allemagne.

Rejoignant ensuite le 41ème RAC au Nord Vietnam en Indochine, il y est blessé deux fois, en 1953 par balle et en 1954 par mine, il doit être amputé de la jambe gauche.

Il y obtient une citation à l’ordre de division.

De retour en France il est affecté au 401ème Régiment d’Artillerie Sol -Air au fort de Romainville et suit alors les cours du Brevet Technique de l’Enseignement Militaire Supérieur, il y obtient un doctorat de 3ème cycle en physique nucléaire puis un doctorat d’Etat ès sciences à la faculté des sciences de Paris.

Il suit les cours du 1er cycle de l’Ecole supérieure de guerre avec la 76ème promotion.

A l’issue il est affecté à l’Etat-Major des Armées, division plans programmes, où il est chargé du suivi des expérimentations nucléaires au Pacifique (domaine de la protection nucléaire) et des relations avec le centre à l’énergie nucléaire de Saclay pour la mise au point de l’arme nucléaire Pluton de l’armée de terre.

De 1970 à 1972, il est au commandement de l’Artillerie de la 8e Division Blindée à Compiègne pour l’expérimentation tactique de la frappe nucléaire exploitée.

En 1972, il entre à l’Inspection de l’Artillerie pour la mise sur pied du premier Régiment d’Artillerie Nucléaire Pluton.

De 1975 à 1978, il prend le commandement de l’Ecole Militaire des Armes Spéciales à Grenoble, pour la formation en défense nucléaire, biologique et chimique des responsables des états-majors et des unités, pour la formation des officiers de sûreté nucléaire Pluton et pour la formation tactique des élèves-officiers féminins de l’armée de terre.

De 1978 à 1983, il est cadre à l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN), section scientifique. Pendant deux ans, il est en outre, conseiller militaire à la Cour de Sûreté de l’Etat.

Général 2ème section en 1983, il anime alors pendant une dizaine d’années la section Ile de France de I’IHEDN.

Marié, père de deux enfants, le Général Picq est officier de la Légion d’Honneur et commandeur de l’ordre national du Mérite et titulaire d’une citation à l’ordre de la division en Indochine.


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