Général d’armée Marc MONCHAL

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Général d’armée Marc MONCHAL (1935-2020)

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Le 13 novembre 2020, le 35e Régiment d’Artillerie Parachutiste [RAP], dont il était très proche, a annoncé le décès, à l’âge de 85 ans, du général d’armée Amédée Marc Monchal, ancien chef d’état-major de l’armée de Terre [1991-1996].

Admis à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan en 1954 alors qu »il n’avait pas spécialement la fibre militaire, Marc Monchal choisit de servir dans l’arme de l’artillerie. Jeune sous-lieutenant, il rejoint l’École d’application de l’Artillerie à Châlons-sur-Marne, avant de connaître sa première affectation en Algérie, au 24e Régiment d’Artillerie [RA], puis au 35e RAP, unité qu’il retrouvera par la suite à toutes les grandes étapes de sa carrière militaire.

De retour en métropole, et après un crochet à Châlons-sur-Marne, il suit les cours de l’école d’état-major. Puis, il rejoint l’état-major de la 11e Division Parachutiste [DP]. En 1966, il retrouve le 35e RAP dont il prend le commandement de la 3e batterie. Admis à l’École supérieure de guerre, il commande ensuite les 30e et 31e promotions de sous-lieutenant de l’École d’Artillerie, avant de revenir à Tarbes, en tant que commandant en second du 35e RAP, en 1978. Il en deviendra le chef de corps un an plus tard.

Après avoir été promu général de brigade [en 1984] puis commandé la 1ère Division Blindée entre 1987 et 1989 et avoir le chef du cabinet militaire du ministre de la Défense [qui était Jean-Pierre Chevènement à l’époque], il est nommé chef d’état-major de l’armée de Terre, succédant ainsi au général Gilbert Forray.

L’opération Daguet [Irak] venant de se terminer, le général Monchal aura à commander une armée de Terre qui sera engagée dans des opérations particulièrement délicates, comme dans les Balkans ou au Rwanda. Il sera aussi l’un des derniers CEMAT à être à la tête d’une armée de conscription. Un an après avoir quitté ses fonctions, l’armée de Terre verra pas moins de 40 de ses régiments être dissous [sans compter les établissements militaires] après l’annonce de la suspension du service national par le président Chirac.

Par ailleurs, le général Monchal aura été à l’origine de la Cellule d’aide aux blessés de l’armée de Terre [CABAT], qui, depuis 1993, a soutenu près de 13.000 militaires blessés en service ainsi que les familles endeuillées.

Photo : 35e Régiment d’Artillerie Parachutiste Share

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Article paru dans "L’OBJECTIF", bulletin trimestriel de la Fédération Nationale de l’Artillerie (Décembre 2020 n° 168).

Général d’Armée (2s) Marc MONCHAL

Né le 27 août 1935 à Die dans la Drôme le Général d’Armée MONCHAL est décédé le 11 novembre 2020 à Trans-en-Provence dans le Var.

Admis en 1954 au concours de l’ESMIA de Coëtquidan, promotion Amilakvari, il choisit l’artillerie à la sortie et après un court séjour à l’école de l’Arme, il rejoint dès le mois de décembre 1956 le 2/24e RA en Algérie. C’est au sein de ce régiment qu’il participe aux opérations et qu’il y fait tout de suite la preuve de ses grandes qualités en obtenant ses deux premières citations à l’ordre de la brigade et de la division.

De retour en métropole à l’été 1958, lieutenant, il complète sa formation d’artilleur à la fois à l’EAA et à l’EAASA.

Commence alors pour lui une longue période marquée par la spécialisation parachutiste qui marquera sa carrière.

Affecté au 35e RA il se fait breveter à la BETAP et effectue le stage d’officier parachutiste.

De retour en Algérie à l’été 1959, il obtient deux nouvelles citations en 1960 à l’ordre du Corps d’Armée et de la Brigade.

II est ensuite affecté à l’EAA en 1960 où il sera instructeur jusqu’en 1963.

Capitaine en 1963.

En 1964, il suit les cours de l’Ecole d’Etat-major au sein de la 25ème promotion.

A l’issue il rejoint l’ État-major de la 11e DP à Pau puis en 1966 il revient au 35e RAP de Tarbes où il effectue son temps de commandement de batterie avant de revenir à l’État-major de la 11e DP, en 1968.

En 1970 il est muté à l’EMAT à Paris où il occupe un poste au 4ème bureau.

En 1971, reçu au concours de l’ESG, il en suit la formation au sein de la 85eme promotion. A la sortie il rejoint l’EMA.

Chef d’escadron en 1973.

Lieutenant-colonel en 1976, il est alors affecté à l’EAA de Draguignan où il prend la tête des 30eme et 31eme promotions de sous- lieutenants d’active.

En 1978, il revient au 35e RAP dont il devient le commandant en second, avant d’en être le chef de corps.

Colonel en 1980.

En 1981 il est affecté comme chef d’état-major du Général Gouverneur Militaire de Paris et Commandant du 3e Corps d’Armée.

Général de brigade en 1984, il est nommé sous-chef d’état-major à l’EMAT en 1985.

Puis commandant de la 1ère Division Blindée à Trêves en 1987.

Général de division en 1988, il devient en 1989 chef du cabinet militaire du Ministre de la Défense.

Général de Corps d’Armée en 1990 il est nommé chef d’Etat- major de l’Armée de Terre en 1991.

II quittera cette fonction en 1996, en même temps que l’armée d’active, après avoir profondément marqué de son empreinte cette période d’intenses activités opérationnelles et de restructurations.

II servira ensuite au Conseil d’Etat pendant quelques années.

Le Général Monchal, titulaire de quatre citations était Grand officier de la Légion d’honneur, Grand Croix de l’ordre National du Mérite, et avait reçu de très nombreuses décorations étrangères.

Artilleur de cœur comme de formation le Général Monchal, retiré à Trans-en-Provence continuait à participer aux événements marquants de l’Ecole d’Artillerie, rappelons aussi que dans cet ordre d’idées il avait fait l’honneur à la FNA de rédiger la préface du livre « Artilleurs en Algérie, un défi relevé » pour laquelle il était tout spécialement qualifié.

L’Artillerie perd avec sa disparition l’un de ses représentants contemporains les plus éminents.


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