Présentation > Construction du parcours muséal - objectif juillet 2013 > Musée - Zone Q1 : l’artillerie en 1900 - Le canon de 75mm. >
Q12 - Le canon de 75mmm
 

Retour

Pour accéder à plus d’informations cliquer sur les liens (en rouge) qui vous sont proposés dans le texte.
Pour revenir en arrière, si la touche "Retour" est inefficace, fermer les onglets de votre navigateur.



Le canon de 75 mm

(JPG)
© Musée de l’Artillerie de Draguignan
(JPG)

La grande nouveauté du canon de 75mm de 1897 est son système de frein récupérateur de tir : il n’est plus nécessaire de remettre le canon en position de batterie après chaque départ de coup et la cadence de tir augmente considérablement, jusqu’à vingt coups par minute.

Le tube coulisse dans un rail-guide ; il n’est plus solidaire de l’affût que par des tourillons. Le tir est freiné par un piston hydraulique qui ramène le tube en position initiale après chaque coup tiré.

 (JPG)

Ce principe de « lien élastique » permet ainsi des tirs précis, concentrés et rapides, puisqu’il n’est plus nécessaire de repointer la pièce à chaque coup.

Cependant la révolution ne réside pas uniquement dans le frein de tir : les munitions et la conduite du tir sont aussi importantes que le canon lui-même.

Il tire des obus explosifs, équipés de fusées percutantes qui les font détonner à l’impact, mais il tire aussi des obus à balles, fumigènes, incendiaires, éclairants ou toxiques, lesquels sont prévus pour fonctionner en l’air, à une altitude et une distance données, grâce à une fusée fusante.

(JPG)

Cet artifice pyrotechnique utilise le principe de la combustion mesurée d’un cordon de poudre que l’on perce à une distance donnée afin que le feu se communique à l’amorce.

Cette action se nomme le débouchage ; elle est réalisée avec un appareil, le « débouchoir », muni d’un tambour d’affichage des distances relié à un poinçon.

Le « 75 » sera adapté à des affûts et châssis divers, français ou étrangers, tant dans l’artillerie d’assaut, de forteresse que de lutte antiaérienne.

Il restera longtemps en service, non seulement dans l’artillerie française, mais aussi dans de nombreuses artilleries étrangères.

Le glorieux 75 de la bataille de Verdun est aujourd’hui la pièce d’honneur de la France, puisqu’à chaque investiture d’un Président de la République, ce canon plus que centenaire tire les 21 coups de canon protocolaires, sur le parvis de l’Hôtel national des invalides à Paris.

Informations en complément pour internautes

Pour en savoir plus sur le protocole d’investiture du président de la République, cliquer ici.

La première "OPEX" du canon de 75 sera la Campagne de Chine, que vous pouvez découvrir en cliquant sur ce lien.

Enfin pour en savoir plus sur le canon de 75, voir cette rubrique.




Article suivant






____________

Amis du Musée de l'Artillerie à Draguignan